Dans quelques années le vol suborbital offrira à tout ceux qui en rêvaient l'occasion de rejoindre le "balcon de la Terre" et de contempler à 100 km d'altitude la beauté de notre planète bleue. Telle est la promesse de cette nouvelle activité, jusqu'ici réservée aux astronautes professionnels, qui propose au grand public de réserver sa place pour... 200 000 $.
Ingénieurs, médecins, astronaute, historien et juriste spécialisé en droit spatial, ont mis en commun leurs plumes pour faire le point sur la réalité de cette entreprise.
Une place au rêve et... à la réalité.
A lire : "Embarquer dès demain pour l'espace", éditions Vuibert, 2010
avec Frank Lehot Médecin urgentiste, agent de la Zéro-G corporation, coordinateur du livre "Embarquer dès demain pour l'espace" chez Vuibert.
© Mourad Cherfi/V. Potonniée/C&EP
Par Emacs, le lundi 07 février 2011 à 19:14 :
"Comment les riches détruisent la planète" de Hervé Kempf est une référence très intéressante sur ce point.
J'ai toujours eu une vision très "scentifico-béate" : j'ai installé seti@home dès 2000, j'ai suivi les premiers tours de roues des rovers martiens, j'ai de grands espoirs sur les résultats d'ITER et ses conséquences sur le futur de l'humanité... et que tout ces projets coûtent des milliards, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre comme le disait un ancien président, car je pense qu'ils sont au bénéfice de tous MAIS là, favoriser l'essor du tourisme spatial avec un projet aussi polluant... j'ai assez d'argent pour acheter 10.000m3 d'eau de javel et l'écouler dans la seine, je le fais?
Enfin... le bon point, c'est qu'en cas de troisième guerre mondiale, après les abris antiatomiques à 50k?/an. Nos chères élites, les mêmes qui auront appuyé sur le bouton, pourront tranquillement aller se mettre à l'abri...
Le tourisme spatial, qui cela ne fait-il pas rêver? J'espère juste que des solutions techniques envisagées se développeront très vite, et qu'on ne se limitera pas à un gros avion avec des fusées dessus sans aller chercher plus loin parce qu'on a l'argent pour pas aller chercher plus loin. Avec les avancées considérables sur les nanotechnologies par exemple, espérons que le projet d'ascenseur géosynchrone à la Artsutanov avancera...
Par han solo, le mardi 08 février 2011 à 07:32 :
Il me semble qu'il faut arrêter de focaliser sur les riches pour ce projet, c'est de la jalousie. C'est aussi grâce à eux que les vols suborbitaux vont pouvoir devenir accessibles à tous dans quelques années. Les premiers vols entraîneront les avancés qui toucheront les vols que nous ferons plus tard, c'est le début de l'espace pour tout le monde. De même dans plusieurs années ce sera eux qui iront en premier sur la lune, sur mars et autres, puis ce sera notre tour, c'est injuste mais pour avancer il faut des finances. Certains n'y voient aucun intérêt scientifique, pourtant il est bien réel: amener la population dans l'espace c'est débuter sa colonisation, mais encore faut'il savoir le faire. De plus, le civil amène souvent des améliorations auxquelles ne pensent pas les scientifiques, (ce n'est pas les mêmes buts) en particulier, en matière de confort, un gars de la cité de l'espace me disait que les intérieur devenait ainsi bien plus vivable et que ça faisait aussi progresser les technique pour les scientifiques.
Quand à la pollution, ne nous trompons pas d'adversaire, c'est les activités au sol qu'il faut viser pas le début de la conquête spatiale, car pour moi, des civils dans l'espace, c'est le vrai début. c'est donc pour la bonne cause. Quelques vols ne vont pas changer la destinée de l'humanité par contre l'indutrie le peut.
Attention, je n'ai pas dit que les engins doivent rester polluants, on va juste tester le vol civil dans un premier temps, mais d'autres techniques arriveront avant le tourisme spatial de masse. Avec les nanotubes carbones, Il ont justement ressorti des cartons le projet d'ascenseur spatial, donc rien n'est encore perdu...
Par Emacs, le mardi 08 février 2011 à 21:00 :
la blague, c'est de la jalousie! Qui produit la richesse? la minorité de riches touriste/rentiers ou la majorité de pauvres travailleurs? le patron de Goldman Sachs a vu son salaire passer de 600k à 2M de dollars depuis la crise, alors que son entreprise a perdu 37% de sa valeur boursière. Et je ne parle pas de la gestion de la crise... C'est ce qu'on appelle la prime à l'efficacité...bref :D
Ce que je crains, c'est que la démocratisation, par les riches on est bien d'accord et il n'y pas à épiloguer dessus 15 ans, amène à généraliser l'utilisation de techniques absolument inadéquates en termes environnementaux. Ce qui me gène, c'est que sous prétexte qu'on puisse se permettre financièrement d'aller dans l'espace en faisant fi des conséquences environnementales, on se concentre sur le profit immédiat et à court terme sans développer dès aujourd'hui les solutions alternatives telles que, comme tu l'as dit, l'ascenseur spatial (dont j'ai également parlé, tu as dû le voir si tu ne t'es pas concentré sur ma première ligne :) ), mais aussi la propulsion electrocinétique (j'ai trouvé ce lien, je ne sais pas ce que ça vaut, mais ça m'intéresse si quelqu'un connait : http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/astronautique-1/d/la-revolution-de-la-propulsion-electrocinetique_198/c3/221/p1/).
Reprenons l'histoire de l'automobile : au début, les riches ont acheté des voitures, puis l'accès à l'automobile s'est démocratisé. Dans les années 70, les tentatives de voitures electriques moins polluantes ont été réduite à néant, il est interdit de rouler avec un moteurs pantone encore aujourd'hui...
L'idée de voir des civils partir dans l'espace, l'idée me plait à 100/100, mais pas à n'importe quel prix (financier on s'en fout, mais surtout éthique et écologique). J'espère simplement que l'accès à l'espace ne prendra pas le même chemin.
Sinon dans l'ensemble on est d'accord
Par han solo, le samedi 19 février 2011 à 18:55 :
Oui, j'ai bien vu que tu parlais de l'ascenseur spatial qui est une très bonne solution en tout cas dans un premier temps. Tu as raison, le salaire de Goldman Sachs ou que cela soit les riches qui puissent aller dans l'espace dans un premier temps, on s'en fout et ça n'est surtout pas le débat ici même si il en est fait mention puisque c'est un fait, eux seuls auront les moyens pendant au moins une à plusieurs décennies.
Mais le débat est autre part le débat c'est est ce que nous voulons que l'espace appartienne à tous, ou est ce que comme maintenant l'espace appartienne aux autorités, à l'armée, aux scientifiques et nous en soyons privé ? Si jamais on accepte que les civils puissent aller dans l'espace, alors le problème de la pollution n'est que faible parce que ce ne sont que les début, les vols qui vont se faire sont peu nombreux, et ce sont des programmes long qui vont être mis en place pour faire évoluer les vols vers quelque chose de confortable et de moins nocif. mais que le tout début du civil dans l'espace soit polluant ne veut absolument pas dire que la suite va l'être (peut être même que ça va avoir un effet positif, si le nombre de voyages augmente). Au temps des premières voitures personne ne souciait de la pollution, la pollution est maintenant devenue une des préoccupation majeure, (avec gagner de l'argent certes!), et le temps qu'un programme plus complet apparaisse, la technique aura largement eu le temps d'évoluer (mais attention restons tous vigilant !!!). Il vaut vraiment mieux se concentrer sur le industrie qui polluent et menace la survie sur terre.
Maintenant est ce que l'arrivée des civils dans l'espace va tout pourrir ? (attention pas sur terre, dans l'espace biensur ).
Par han solo, le dimanche 06 février 2011 à 22:47 :
Encore un pas important, vers le progrès !!!
Dans 100 ans, tout le monde y fera un tour, c'est quand même fantastique !!!
Par alpacks, le mardi 01 février 2011 à 22:15 :
Je trouve assez culotté que le CNES s'associe sur ce sujet, pour parler de vol suborbitaux quand on sait les recommandations du CNES pour la france (qui est le poids lourd de l'ESA ne l'oublions pas avec 28% du budget, certes qu'une voix au décision et est le principal architecte des lanceurs via le CNES qui par exemple a développé ariane 5 a 80% notamment parce que seule la france en europe maitrise réellement les boosters a ergol solide : ce n'est pas rien quoi, la france a donc le + d'influence en europe sur l'ESA c'est évident !)
Le CNES qui préconise pour la réunion ESA de 2011 que l'on ne doit pas se lancer dans un programme de vol habité, qui serait couteux a hauteur de 15 milliards ? et que l'on aurait ni l'expertise, ni les solutions techniques et non plus les finances
Alors que partout dans le monde : tout le monde envisage un programme habité "orion like" ou "soyuz like"
Par alpacks, le mardi 01 février 2011 à 22:22 :
suite > Alors que l'ESA avait évalué a moins de 500 millions d'euros, un programme habité sur la base d'une ariane 5 "man rated" et un déviré habité de l'ATV, en passant progressivement d'abord par un ATV type ARV capable de faire revenir sur terre du matériel : puis la réalisation d'une seconde évolution habitée
500 millions ça parait peu, mais bon ariane 5 n'aurait pas beaucoup de modification a réaliser pour arriver sur une version man rated : elle est déja très optimisée dans le niveau vibratile sur certaines versions GTO pour garantir l'intégrité de charges ultra fragile le fut la mission herschell/planck : 2 télescopes spatiaux d'uen grande fragilité : le reste a développer n'étant évidemment toutes les adaptations classiques restantes a faire
Le CNES est justement un des poids majeurs qui est un des + lourds obstacles contree un programme habité européen : d'ou mon étonnement qu'ils s'associent a cela : c'est vraiment gonflé !
Par alpacks, le mardi 01 février 2011 à 22:27 :
suite > Voir les recommandations du CNES pour la réunion ministérielle ESA prévu en 2011 notamment prévue pour traiter du sujet "ariane 6" ou le CNES sera évidemment on s'en doute bien, principal architecte et donc pose déja ses "marques" : normal
Mais bon, quand on voit sur leur recommandation leur saillie sur l'eventualité d'un programme de vol habité européen : je suis en colère contre eux, car beaucoup de contre vérité sur les capacités réelles de l'ESA comme quoi on en sera incapable gnagna, mais le + étrange : ils évoquent le programme habité comme si pour le réaliser on partait d'un nouveau lanceur et qu'il serait d'architecture : navette spatiale : en gros un remake hermes ! Alors que l'ESA s'est déja assez exprimée la dessus : si y a éventualité d'un programme habité : c'est sur une double évolution de l'ATV en 2 phases via ariane 5 man rated : soit un programme peu couteux et a porté aujourd'hui de toutes puissances spatiales !
Par alpacks, le mardi 01 février 2011 à 22:32 :
Suite > En gros donc le CNES dénigrait toute éventualité de vol habité, en le systématisant a un projet ressemblant a "hermes/navette américaine" c'est choquant et relève de la désinformation ! Comme je le dis + haut les dernières propositions de l'ESA sont une simple capsule dérivée de l'ATV en 2 phase et une adaptation d'ariane 5 largement a notre portée
Est ce que le CNES, ne serait il pas le bras armée du ministère de la défense française pour taper sur les programmes spatiaux : qui sont pour lui une vision horrifiante d'argent qui va pas a l'armée ? D'ou le besoin de dénigrer par la mauvaise foi en total décalage aux récentes propositions ? Tout en caressant l'atlantisme de sarkozy : qui lui rêve de ne rien faire : ben oui l'espace faut laisser ça aux américains yep ! Les européens doivent courber l'échine et c'est pas grave si on est le 1er pole économique au monde mais sous développé en spatial en comparaison avec les US ! C'est TRISTE vraiment TRISTE !
Par Ciel & Espace radio, le mardi 01 février 2011 à 22:32 :
[modération] Afin de garantir la lisibilité des discussions les posts multiples sont à proscrire.
Par mathioveski, le dimanche 30 janvier 2011 à 18:58 :
Le vol sub-orbital et le tourisme spatial est un bon moyen de faire progresser les techniques de vol spatial et donc l'exploration de l'espace sans en faire porter le coût au état, et donc impôt=population.
Pour une fois que les riches servent à quelques choses...
De plus la pollution de ce genre de vol reste pour le moment, et sans doute encore pour longtemps, bien inférieur à celle causer par monsieur tout le monde et sa petite voiture, et son petit téléphone portable et son gros ordinateur et sa télé grand écran...etc.
Une idée : pour limiter la pollution des avions pourquoi ne pas populariser les déplacement en dirigeable? Cela serait bien plus sympa, même si un peu plus long.
Par Vever, le mercredi 02 février 2011 à 14:30 :
Une erreur grave: voyager dans l'espace nécessite des quantités colossales d'énergie, une consommation énorme en combustible. Et ce uniquement pour un voyage de loisir de seulement quelques minutes. La pollution engendrée est donc bien plus importante (en évaluant le rapport dépense/utilité) que celle engendrée par monsieur-tout-le-monde. Et ce dernier pollue déjà beaucoup (mais pas n'importe lequel, seulement celui des pays "développés" du Nord, c'est à dire nous). Cette activité est donc à l'opposé de ce que la raison voudrait. De plus, il n'est pas certain que le vol sub-orbital fasse progresser la technologie aérospatiale; en effet, cinquante ans d'exploration spatiale n'ont guère fait évoluer les techniques de propulsion, or les industriels et les scientifiques auraient eu grand intérêt à les améliorer. Après, l'idée des dirigeables à la place des avions est à creuser, mais la pollution n'est pas uniquement dans le déplacement, mais également dans la fabrication des engins,
Par Vever, le mercredi 02 février 2011 à 14:35 :
(suite), on se retrouverait un peu avec le même problème. Des dirigeables, pourquoi pas, mais il faudra quand même qu'on accepte de limiter en partie nos déplacements. De toute façon, il y aurait certainement des conditions de vol et de sécurité plus stricts, car le voyage en dirigeable est, à ce qui me semble, un peu plus aléatoire que le vol en avion.
Par alpacks, le vendredi 04 février 2011 à 07:00 :
Vous vous méprenez Vever sur les quantités d'énergie "raisonables" quand au possible pour voyager dans l'espace notamment pour des "vols habités"Pour l'instant c'est très couteux en énergie, car on alloue que des budgets pour des vols a départ verticaux qui eux c'est clair resterons toujours hyper couteux en carburant (a la centaine de tonnes d'ergol solides et liquides) parce qu'on ne veut pas allouer de budget pour séparer ces 2 industries spatiales qui pourraient être très différentes Les vols habités pourraient être basé sur des architectures + légères et partant d'infrastructures de départ horizontale comme l'avion moyen-long courrier justement pour diminuer très nettement le gaspillage de carburant/comburant pour arracher au sol "le train spatial" en question Une navette spatiale habitée, accrochée a un avion : serait bien moins couteuse en carburant !Ne jamais oublier que c'est 'acharnement au départ vertical qui fait ces couts énorme en énergie !
Par alpacks, le vendredi 04 février 2011 à 07:06 :
Cela pourrait être pourtant + simple et bien moins couteux en carburant de développer un avion comme le concorde par exemple mais adapté aux normes des années 2010 a sa conception pour moins consommer (actuellement d'ailleurs, seule la jaxxa développe officiellement pour l'aéronautique civile des exemples sur papier de successeur supersonique au concorde consommant nettement moins)
Bref un supersonique a départ horizontal portant une capsule/navette habité (un mix des 2 ailés car ça sera nécessaire pour redresser vers une trajectoire verticale après largage) qui se sépare de sa charge utile vers 20 km d'altitude a mach 2
Mach 2 qui ne l'oublions pas est la vitesse moyenne acquise par les lanceurs verticaux dans la stratosphère pour arriver vers la frontière spatiale tout en continuant d'accélérer avec la poussée
On économiserait des centaines de tonnes de carburant ainsi pour des vols habités
Par Ciel & Espace radio, le vendredi 04 février 2011 à 07:06 :
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Par Vever, le samedi 05 février 2011 à 15:53 :
Tout ça ce ne sont que des demi-solutions. Décoller à l'horizontale dépense certes moins d'énergie que de décoller à la verticale, mais les quantités restent assez monstrueuses. Et n'oublions pas que la pollution et le gaspillage se retrouve également dès la conception et la mise au point des nouvelles technologies. Combien de tests, combien de prototypes faudra-t-il encore réaliser, combien de milliards d'euros faudra-t-il encore débourser avant de pouvoir obtenir quelque chose de véritablement utile et opérationnel? Le modèle que vous préconiser impliquera malgré tout de fortes consommations (surtout si on emplois le super-sonique). C'est sans doute la solution qu'il faudra suivre pour continuer à envoyer des hommes dans l'espace, mais elle ne sera pas généralisable, et surtout pour une application commerciale et touristique. Enfin, il ne faut pas oublier que la pollution et de la dépense énergétique ne se retrouve pas uniquement dans les vols eux-même, mais également dans les infrastructures aux sols, qui induisent eux aussi des nuisances environnementales considérables.
Par han solo, le mardi 08 février 2011 à 07:46 :
"qu'on accepte de limiter en partie nos déplacements", n'importe quoi !
Qu'on aille vers une énergie propre Oui, mais qu'on reste dans son environnement local non ! Il faut apprendre à progresser en ayant moins d'impact sur notre environnement et non pas régresser pour avoir moins d'impact sur notre environnement. Ces propos me désolent.
Des années dévolution pour arriver à ça, moi je dis non !
Par nogé, le mardi 25 janvier 2011 à 19:07 :
Le vol suborbital touristique est un sujet qui n'a pas fini de faire rêver. Voyager à la frontière de l'espace est une opportunité nouvelle, peut être le début d'une ère. Une activité réservée aux riches ? En tous cas une activité coûteuse pour le moment, mais amenée à être moins chère au fur et à mesure de son développement. Comme toute activité, toute nouvelle technologie à ses débuts.. les premiers écran plats étaient chers, les premiers vols en avion, les premières voitures etc etc.. Et puis quel est cette stigmatisation puérile des "riches" ? c'est trés franco-français.. Heureusement qu'il y a des gens qui ont de gros moyens financiers, des investisseurs, des entrepreneurs. La pollution engendrée par les vols suborbitaux... ? dans ce cas stoppons net tous les navires de croisière, contrôlons que les déplacements en voiture soient toujours justifiés ,interdisons les avions de tourisme, empêchons les voyages aériens d'agrément etc etc.. !! soyons sérieux ! il faut rester modéré !
Par Vever, le mercredi 26 janvier 2011 à 16:16 :
Non il ne faut pas "rester modéré". Les avions, les écrans plats, les voitures, les bateaux polluent déjà trop, et un jour ou l'autre il faudra changer de manière de vivre. Quand on conteste le vol sub-orbital touristique, on conteste bien d'autres aspects de notre société actuelle. Alors pourquoi accepter un nouveau secteur qui polluera au centuple? Nos reserves en combustible fossiles commencent à s'épuiser, et il faudrait cautionner se nouveau gaspillage, au nom du loisir? Dieu sais quelle nuisance va apporter cette nouvelle activité commerciale, en premiers lieu pour les humains qui ne l'aurons pas désiré. Car voyager dans l'espace n'est pas forcément le rêve de tout humain! Il y a d'autres cultures, d'autres manières de penser sur Terre, quand cesserons de considérer notre culture occidental comme la seule valable? Et en quoi, s'il vous plait, la "stigmatisation" des riches est-elle "franco-français"? Au prétexte qu'il y aurai des retombés positives à l'avenir
Par Vever, le mercredi 26 janvier 2011 à 16:23 :
(suite) (ce qui n'est pas forcément prouvé), il faudrait accepter toutes les inégalités (parce que la grande richesse implique forcément, dans ce monde actuel, de grosses inégalités) et tout les ravages actuels? Aujourd'hui on accepte tout et n'importe quoi, au nom du "Progrès", dont bien peut d'humains sur Terre bénéficient.
Par Vever, le mardi 11 janvier 2011 à 18:24 :
Je suis tout à fait d'accord avec boubz. Nous sommes aujourd'hui sur le point de lancer une nouvelle attraction complètement irresponsable à une époque où les problème environnementaux nous poussent aux contraire à remettre en cause nombre de nos comportements. Cette nouvelle attraction est sans aucun doute ce qu'on aura créé de pire jusque-là en terme de pollution et de gaspillage d'énergie et de ressources. A l'heure où le pétrole se raréfie, où le réchauffement climatique s'emballe et où les rejets de déchets toxiques (comme toute activité aérospatiale en rejette énormément) ce nouveau loisir est une aberration. Comme le fait remarquer boubz, les propos d'Alain Cirou et de Frank Lehot sont choquants, quand il parlent de démocratisation du vol sub-orbital. En quoi une activité qui ne sera réservée au final qu'aux super-riches, et qui se développe sans l'avis des citoyens de ce monde, peut-elle être considérées comme démocratique?
Par boubz, le jeudi 06 janvier 2011 à 11:50 :
bonjour,
je suis un fidele auditeur des podcasts, je les trouve passionnants.
mais j'avoue avoir du mal a comprendre celui-ci, voire choqué par quelques reflexions.
le vol sub-orbital ne doit pas devenir un grand manege, mais bien un objet de recherche uniquement. quand Alain Cirou parle de "democratisation" du vol, j'hallucine ! les mots ont un sens !
nous vivons dans un monde ou, de mon point de vue, la "democratisation" de l'avion est deja un probleme (energie, impact environnemental, ...). alors l'etendre a des debauches d'energies pour le marché des centaines de milliers de millionnaire du monde (qui aurait le droit d'abuser du bien commun pour un petit trip), je trouve ca ecoeurant.
bien evidement, le fantasme d'aller se balader la-haut tente tout le monde.
crotte, j'aurais du faire bac+25 !
le sujet meritait d'etre traité du point de vue des problemes que cela genere non pas pour la personne partante, mais pour l'impact sur les autres.
Par han solo, le mardi 08 février 2011 à 08:09 :
"le vol sub-orbital ne doit pas devenir un grand manege, mais bien un objet de recherche uniquement"
mais pourquoi ? Les civils iront aussi un jour sur la lune, et sur d'autres planètes et le civil amène des améliorations importante pour les scientifiques, pourquoi le réserver aux scientfiques, qu'est ce qui te dérange, c'est que seuls pour l'instant les riches puissent y aller ?
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Éphémérides - Juin 2013

Karim Benabed, cosmologiste